LE CLEZIO - "Onitsha"
Il est né 1940, et il est de nationalité française et mauricienne.
Prix
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1963 : prix Renaudot pour Le Procès-verbal
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1972 : prix Valery-Larbaud (ex æquo avec Frida Weissman)
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1980 : grand prix de littérature Paul-Morand de l'Académie française, pour son œuvre, à l'occasion de la sortie de Désert
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1992 : prix international Union latine des littératures romanes
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1996 : prix des téléspectateurs de France Télévisions, pour La Quarantaine
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1997 : grand prix Jean-Giono, pour l'ensemble de son œuvre
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1997 : prix Puterbaugh
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1998 : prix Prince-Pierre-de-Monaco, pour le Poisson d'or
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2008 : prix Stig Dagerman, pour l'ensemble de son œuvre, à l'occasion de la sortie suédoise de Raga. Approche du continent invisible
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2008 : prix Nobel de littérature, pour l'ensemble de son œuvre
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2021 : prix littéraire Guy Bedouelle, pour Le flot de la poésie continuera de couler, avec la collaboration de Dong Qiang.
- Romans, nouvelles et récits
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Le Procès-verbal, roman,
Le Jour où Beaumont fit connaissance avec sa douleur, nouvelle, -
La Fièvre, nouvelles,
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Le Déluge, roman,
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Terra Amata, roman,
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Le Livre des fuites, roman,
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La Guerre, roman,
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Les Géants, roman,
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Voyages de l'autre côté, roman,
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Désert, roman,
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La Ronde et autres faits divers, nouvelles,
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Le Chercheur d'or, roman,
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Voyage à Rodrigues, roman,
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Printemps et autres saisons, nouvelles,
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Onitsha, roman,
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Étoile errante, roman,
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Pawana, roman,
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La Quarantaine, roman,
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Poisson d'or, roman,
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Hasard, suivi de Angoli Mala, romans,
Il a également écrit des récits, des essais, des ouvrages de littérature d'enfance et de jeunesse.
Résumé
En 1948, Maou de nationalité italienne décide de s'embarquer avec son fils Fintan sur un bateau à destination du Nigéria afin de retrouver son époux Geoffroy d'origine anglaise. Fintan est né pendant la Deuxième guerre mondiale lorsque son père se trouvait à Onitsha au Nigéria.
La relation de Maou et Fintan est fusionnelle. L'enfant observe sa mère même quand elle se douche. Il constate combien sa jeunesse lui semble proche de la sienne.
Cependant, rapidement, Fintan âgé d'une douzaine d'années se mêle aux autres gamins. Il découvrira la nature, les animaux avec son ami noir, Bony. Mais, il conserve ses distances avec un père souvent absent, et qu'il regarde comme un étranger.
Ce père travaille beaucoup pour un comptoir colonial britannique. Pour se distraire, il s'intéresse d'une façon obsessionnelle à l'histoire de la dernière pharaonne noire de Meroë, capitale de Nubie qui aurait migré avec son peuple depuis le Nil jusqu'au fleuve Niger.
Maou par contre s'ennuie. L'Afrique qu'elle avait idéalisée se fracasse devant la réalité d'un quotidien bien éloigné des rêves élaborés par son imaginaire en France.
Lors d'une réception chez un colon anglais, elle se heurte avec le propriétaire des lieux qui a décidé de faire creuser sa piscine par des prisonniers enchaînés. Elle s'en fera un ennemi et sera désavouée par la colonie britannique plus soucieuse de dominer les autochtones que de les respecter.
Dans cette atmosphère lourde, accablante où les intrigues fleurissent, Maou découvre l'importance du fleuve Niger et surtout de l'eau qui brutalise les tôles de leur habitation. Elle apprendra aussi à aider et aimer ces êtres si différents d'elle.
Licencié par la compagnie qui l'employait, Geoffroy rejoindra l'Angleterre avec sa famille, désespéré de n'avoir pas pu terminer ses recherches sur la dernière pharaonne de Meroë.
Le lecteur retrouvera Fintan en 1968. Devenu adulte, Fintan réalisera l'importance de cette expérience africaine. Elle l'aidera plus tard à porter un regard différent sur le monde.
Mêlés à des histoires d'amour étranges, des légendes d'un autre temps, des façons de vivre rudimentaires, des liens d'amitié sans profondeur, ces trois êtres ne pouvaient pas se rencontrer. L'Afrique, la séparation étalée sur plusieurs années, le climat colonial délétère d'Onitsha, l'absence de dialogues entre ces trois êtres représentaient trop d'éléments négatifs pour leur permettre de se comprendre.
Je laisse le soin à tous ceux que ce roman intéresse d'en poursuivre la lecture.
Que dire ? :
Les phrases sont courtes. Le style est brillant et pourtant j'ai eu pendant une partie de ce récit quelques difficultés à me captiver pour le destin de ces trois personnes.
Ce n'est qu'après avoir fermé " Onitsha" que j'ai décidé de le conserver pour le relire.
C'est un ouvrage qui laisse des traces. Certains passages fort bien documentés ne s'oublient pas et d'autres permettent au lecteur d'imaginer un continent qu'il ne connaît pas.
L'atmosphère parfois oppressante, servie par l'écriture ciselée de l'auteur fait d'Onitsha, le roman qui peut déplaire au début et plaire à la fin.
LE CLEZIO est donc un grand auteur !
Cet avis n'engage que moi.
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