WIAZMSKY Anne - "Un saint homme"
- Elle fut une écrivaine, comédienne et réalisatrice française.
- Née le 14 mai 1947 à Berlin-Charlottenbourg en Allemagne, Anne WIAZMSKY est morte le 5 octobre 2017.
La famille de son père, le diplomate Yvan WIAZMSKY était une famille princière de Russie émigrée en France..
Rares sont ceux qui associent Anne WIAZMSKY à son grand-père François MAURIAC.
En fait, elle est la fille de Claire Mauriac, elle-même fille de François Mauriac.
Pour ceux qui ne la connaissent pas, elle a été l’épouse de Jean-Luc Godard de 1967 à 1970 .
En 1965, Robert Bresson lui confiera le rôle principal dans « Au hasard Balthazar ».
Sur les lieux du tournage, elle rencontrera Jean-Luc Godard.
Sa carrière d’actrice, de réalisatrice et de femme pourrait faire l’objet d’un livre tant elle fut intense, mouvementée et diverse.
Elle publie des récits autobiographiques :
- 2007 : Jeune Fille Prix Jean-Freustié 2007 ; prix Lilas 2007
- 2009 : Mon enfant de Berlin
- 2012 : Une année studieuse, Prix Saint simon 2012 ; prix Duménil 2012
- 2015 : Un an après,
Quelques nouvelles et romans
- 1988 : Des filles bien élevées
- 1989 : Mon beau navire
- 1991 : Marimé
- 1993 : Canines Prix Goncourt des lycéens 1993
- 1996 : Hymnes à l'amour Grand Prix RTL-Lire, adapté au cinéma en 2003 par Jean Paul Civeyrac sous le titre Toutes ces belles promesses
- 1998 : Une poignée de gens Grand prix du roman de l'Académie française ; prix Renaudot des lycéens 1998
- 2001 : Aux quatre coins du monde
- 2002 : Sept Garçons
- 2004 : Je m'appelle Élisabeth, adapté au cinéma en 2006 par Jean-Pierre Améris.
- 2017 : Un saint homme,
et etc......
Résumé
Difficile de résumer un livre qui raconte surtout le souvenir laissé par le Père Deau, un prêtre qui fut son professeur de Français-Latin au Venezuela où elle vécut.
Au fil des pages, elle déroule dans un certain désordre pour celui qui n’a pas lu ses précédents ouvrages l’histoire de sa famille, de son enfance à son adolescence.
Que dire ?
C'est un livre où il ne se passe rien.
L'auteure explique l'influence exercée sur elle par le Père Deau sur le plan intellectuel et spirituel ainsi que les encouragements qu’il lui prodiguait et qui ont dû contribuer à développer son goût pour l’écriture.
Ce roman prouve seulement combien cette amitié fut exceptionnelle entre ces deux êtres que beaucoup de choses séparaient.
Ils se perdront de vue, mais se reverront un jour pour à nouveau se quitter et se revoir et toujours avec un immense plaisir.
Le seul intérêt de cet ouvrage pour moi fut de retrouver avec joie l'ombre du grand écrivain François Mauriac, le grand-père d'Anne WIAZMSKY dans sa propriété de "Magalar" dans le Bordelais.
Le style de cette écrivaine est agréable et facile à comprendre pour ceux que les difficultés de la langue française rebutent.
Cependant, comme beaucoup d’autres personnes de mon entourage, je me pose une question :
Aurait-elle été publiée si elle n’avait pas été la petite fille de François Mauriac ?
Cet avis n'engage que moi !
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