Mario Vargas Llosa - "Tours et détours de la vilaine fille" - écrivain péruvien naturalisé espagnol
Il est né le 28 mars 1936 au Pérou.
Sa vie pourrait faire l'objet de plusieurs romans.
Elle se retrouve peut-être dans certaines de ses publications :
- Les Caïds, prix Biblioteca Breve du roman, prix espagnol de la critique, un des cent meilleurs romans en espagnol du XXe siècle
- La Ville et les Chiens, - prix Rómulo Gallegos, prix espagnol de la critique
- La Maison verte
- Les Chiots, un des cent meilleurs romans en espagnol du XXe siècle
- Conversation à la Cathédrale,
-Pantaleón et les visiteuses, Prix du Meilleur livre étranger (France)
- La Tante Julia et le Scribouillard
- La Guerre de la fin du monde,
- Histoire de Mayta,
- Qui a tué Palomino Molero ?
- L'Homme qui parle,
-L'Éloge de la marâtre, prix Planeta et l'un des cent meilleurs romans en espagnol du XXe siècle
- Lituma dans les Andes,
- Les Cahiers de Don Rigoberto,
- La Fête au Bouc,
- Le Paradis – un peu plus loin,
- Tours et détours de la vilaine fille,
- Ma parente d'Arequipa, prix Critiques Libres 2014 dans la catégorie Roman traduit.
-Le Héros discret, - Ouvrage de littérature d'enfance et de jeunesse,
- Le Navire des enfants,
- Aux Cinq Rues, Lima,
- Temps sauvages,
- Les Vents,
Il a écrit pour le théâtre et publié des autobiographies, des essais, etc.
-
Il a reçu d'innombrables distinctions toutes plus prestigieuses les unes que les autres, mais également de multiples décorations en France et à l'étranger.
Plusieurs universités sur le continent américain, et notamment en Europe lui ont aussi décerné un doctorat honoris causat :
Résumé
Dans les années 50, Ricardo, qui réside dans l'un des quartiers les plus huppés de Lima, "Miraflores", fait la connaissance de Lily, une petite Chilienne immigrée à Lima. C'est du moins ce qu'elle prétend. Il en tombe follement amoureux, mais ne parvient pas à l'intéresser.
Quelques années plus tard, Ricardo qui a enfin réalisé son rêve de vivre à Paris est devenu traducteur pour l'UNESCO. Il y côtoie les Péruviens et héberge parfois les candidats guérilleros de passage entre le Pérou et les camps de formation Cubain.
Par le plus grand des hasards, il reconnaît Lily, transformée en aspirante révolutionnaire et qui a intégré cette formation sous le prénom d'Arlette. Il tente de la convaincre à nouveau de la profondeur de son amour, mais une fois de plus elle le repousse et disparaît de sa vie.
Pendant plus de trente ans, il la retrouvera sous différentes identités . Elle sera tour à tour Madame Arnoux, l'épouse d'un diplomate français, Mrs Richardson, la femme d'un aristocrate anglais éleveur de chevaux, Kuriko, la maîtresse soumise d'un yakuza japonais. Chaque fois, il l'aidera à se sortir de situations délicates et espérera qu'elle acceptera enfin de partager sa modeste vie.
Je laisse le soin aux lecteurs de découvrir l'existence hors du commun de" la vilaine fille" et de l'amour enflammé que lui voue Ricardo.
Que dire?
Ce livre traînait dans ma bibliothèque depuis plus longtemps. Je l'ai relu avec plaisir, même si ce n'est pas le meilleur roman écrit par Mario Vargas Llosa.
J'ai adoré me plonger dans le Paris existentialiste vu par un homme qui fréquentait les milieux immigrés et dans lesquels la politique tenait une place prépondérante.
J'ai adoré retrouver la période londonienne où naquirent les talentueux chanteurs qui ont marqué une époque, et la description des dérives qui entraînaient toute une jeunesse dans des voies sans issue : hippies, drogues, sida, etc.
J'ai adoré rencontrer à Tokyo des personnages japonais dont les règles de vie en société étaient très strictes alors que certains êtres vivaient une intimité malsaine pleine de vices que personne ne pouvait soupçonner.
J'ai adoré les explications données sur la catastrophique présidence de Alan Garcia dans les années 1980 au Pérou.
J'ai adoré la façon dont Ricardo a évoqué le lien qui le liait au Pérou, qui s'était rompu peut-être à cause de son long séjour à l'étranger. Ce qui le renvoyait au fait qu'il se sentait autant étranger dans son pays d'origine que dans ses pays d'adoption.
J'ai adoré la sensibilité avec laquelle il aborde ces sujets que connaissent ceux qui sont contraints ou pas de quitter leurs pays.
J'ai adoré voyager avec cette jeunesse madrilène cosmopolite et enthousiaste.
Ce n'est pas l'histoire d'amour qui a retenu mon attention, même si j'ai passé mon temps à m'interroger sur l'amour destructeur et non partagé que Ricardo éprouvait pour "la vilaine fille". Les motivations qui guidaient "la vilaine fille" m'ont semblé plus évidente à cerner.
Aucune histoire d'amour ne se ressemble !
J'ai admiré la construction du récit, l'érudition de Mario Vargas Llosa, la poésie réfugiée dans cette histoire d'amour parfois comique, parfois sordide et souvent cruelle pour Ricardo, l'imagination de l'auteur qui joue avec la complexité des personnages et des aventures qui leur fait vivre.
La fin apporte encore un autre éclairage sur un livre qui ne laisse pas indifférent.
Cet avis n'engage que moi.
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