STENDHAL - "Le rouge et le noir"
Il est né en 1783 à Grenoble. Son vrai nom est Henri Beyle. STENDHAL fut son pseudo.
Il fut un romancier, et un autobiographe.
Beaucoup de personnes ignorent, qu'il fut aussi un critique d'art et un amateur de musique.
Amoureux de l'Italie, c'est lui qui fit connaître Rossini en France.
Quelques-unes de ses publications
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Lettres écrites de Vienne en Autriche, sur le célèbre compositeur Jh Haydn, suivies d'une vie de Mozart, et des considérations sur Métastase et l'état présent de la musique en France et en Italie,
Histoire de la peinture en Italie,
Rome, Naples et Florence
De l'amour,
Racine et Shakespeare,
Vie de Rossini,
Racine et Shakespeare,
D'un nouveau complot contre les industriels,
Souvenirs d'un gentilhomme italien,
Armance. Quelques scènes d'un salon de Paris en 1827,
Vanina Vanini,
Promenades dans Rome,
Le Coffre et le Revenant,
Le Philtre,
Le Rouge et le Noir,
Mémoires d'un touriste,
La Chartreuse de Parme,
Chroniques italiennes
Idées italiennes sur quelques tableaux célèbres,
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Résumé
M. de Rênal, le maire de Verrières, une petite ville de Franche-Comté, souhaite pour contrarier son grand rival, M. Valenod, donner un précepteur à ses fils.
Le curé Chélan, lui recommande le jeune Julien Sorel, dernier des trois fils du menuisier local.
Admirateur de Napoléon, de Danton, le jeune homme vise une carrière militaire ou ecclésiastique pour s'élever socialement.
Ses projets lui viennent des rapports houleux qu'il entretient avec son père, un homme autoritaire et brutal, et avec ses frères qui le méprisent.
Après avoir négocié un salaire intéressant avec M. de Rênal, le jeune homme découvre l'ennui de la vie provinciale.
Pour se distraire, il se réfugie dans l'étude et la lecture. Affreusement susceptible, il peut se blesser pour un mot ou pour un regard. Ce qui l'oblige à être toujours sur ses gardes et à jouer un personnage qu'il n'est pas.
D'ailleurs, il ne sait pas comment se comporter avec les gens et notamment avec Mme de Rênal.
L'admiration qu'elle voue à l'intelligence de Julien Sorel, et au fait qu'il remplit parfaitement ses fonctions de précepteur, inspire à ce dernier l'idée de la séduire, pour se prouver qu'il a du caractère.
Leurs promenades, leurs conversations faciliteront son projet. Un soir, il osera même poser sa main sur celle de Mme de Rênal.
C'est ainsi que débuteront les prémices d'un doux penchant amoureux partagé. Il évoluera en une relation de plus en plus intime, mais surtout plus dangereuse.
Toutefois, Julien Sorrel ne perd pas de vue ses ambitions que ses sentiments pour Mme de Rênal lui avaient fait oublier. L'arrivée du roi à Verrières sera le moyen de les lui rappeler.
M. de Rênal reçoit des lettres anonymes qui l'informent de l'inconduite de son épouse.
Les amants décident de ne plus se revoir et le curé Chélan expédie Julien au séminaire de Besançon.
Le jeune homme s'y distinguera par l'habileté de ses initiatives, son dévouement sans faille, ses qualités de fin stratège, son intelligence, sa mémoire et son sens de l'observation. Autant d'éléments qui lui permettront de franchir les échelons tout en s'attirant l'animosité de son entourage.
Remarqué par le directeur, l'abbé Pirard, d'obédience janséniste alors que le reste du séminaire penche pour les jésuites, Julien Sorel bénéficiera de son appui pour entrer en relation avec le marquis de la Mole qui cherche un secrétaire à Paris.
Impressionné par cette noblesse dont il ne fait pas partie, il souffre rapidement de ses origines modestes. Atteint d' une attaque de goutte, le marquis de la Mole, confie à Julien Sorel des fonctions de plus en plus importantes qui permettront au jeune homme d'acquérir des connaissances sur les questions politiques et sociales de son temps. Son ascension fulgurante ne lui évitera pas les critiques de la société parisienne.
Par contre, son esprit, sa mémoire, et son intelligence, le feront remarquer par la fille du marquis, Mathilde de la Mole, qui s'ennuie dans cette société qui lui promet des alliances prestigieuses avec des hommes de son milieu alors qu'elle rêve d'une grande histoire d'amour tragique et impossible, au-delà si possible des conventions en vigueur dans sa famille.
Pour braver sa famille, elle s'intéressera à Julien Sorel et le provoquera d'abord par jeu. Leur relation nourrie par une différence de statut social se transformera en une lutte de pouvoir l'un sur l'autre.
La réussite de Julien Sorel se poursuivra avec son lot d'événements , ses interrogations, ses tergiversations, ses déceptions, sans apporter au jeune homme le bonheur intérieur auquel il a toujours aspiré sans le savoir.
Je laisse le soin aux lecteurs de découvrir la suite de cette histoire qui réserve encore de nombreuses surprises.
Que dire ?
Tout d'abord, ce livre se définit comme un énorme pavé quasiment impossible à résumer correctement. De plus, ce n'est pas mon métier !
Je l'avais étudié à l'adolescence et je viens de le relire plus de 50 ans après. Je n'avais pas apprécié à l'époque l'écriture de ce roman. J'éprouve encore aujourd'hui la même aversion pour cette histoire qui aurait mérité moins de pages.
Julien Sorel, admirateur de Danton et de Robespierre, est trop présent dans ce récit même si ses tiraillements entre la gloire et l'amour sont parfaitement décrits par STENDHAL et peuvent expliquer la personnalité complexe de ce garçon..
Cependant, je dois avouer que je me suis perdue dans cet ouvrage où église, politique, noblesse, sentiments valsent dans le plus grand désordre.
À tel point que j'en suis arrivée à me dire que "Le rouge et le noir" pêchait pas son manque de limpidité.
L'écriture de certains auteurs me semble en ce début de XXIe siècle trop limpide, mais dans ce cas précis, c'est l'inverse que j'ai ressenti.
Quant aux qualités de cœur de Mme de Rênal, elles méritaient une meilleure place dans cet ouvrage.
La personnalité de Mathilde de la Mole correspond au portrait que l'on peut se faire d'une jeune fille de la noblesse éprise d'un garçon venu du peuple. Pour son malheur, elle navigue constamment entre la raison, l'orgueil et ses sentiments pour Julien Sorel. Elle n'est pas parvenue à me convaincre !
STENDHAL, c'est un style qui n'appartient qu'à lui et dans lequel j'ai eu beaucoup de mal à me fondre.
J'avoue mon incapacité à admirer "Le rouge et le noir", même si je salue le talent de l'écrivain pour avoir su et pu écrire un tel pavé.
Cet avis n'engage que moi.
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