OLMI Véronique - "Les évasions particulières"
J’ignorais jusqu’à ce jour qui était Véronique OLMI. Je me suis donc renseignée à son sujet.
Elle est née en 1962.
Elle a écrit plusieurs romans, des pièces de théâtre. Elle a également travaillé comme scénariste et comédienne. Puis, elle est devenue la cofondatrice du festival théâtral « Paris des Femmes ».
Je pense qu’il serait fastidieux d’énumérer les nombreux ouvrages publiés par Véronique OLMI.
J’ai donc préféré établir la liste des récompenses qu’elle a obtenues dans ce domaine.
Récompenses littéraires
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Prix de la Fondation La Poste
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Prix CIC Théâtre
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Prix Alain-Fournier pour Bord de mer
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Prix Gironde-Nouvelles-Ecritures pour Bord de mer
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Nomination aux Molières pour le Molière de l’auteur pour la pièce Le Jardin des apparences
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Prix Durance-Beaumarchais SACD pour Une séparation
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Prix Maison de la Presse pour Cet été-là
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Grand Prix des Blogueurs pour Bakhita
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Prix Patrimoines BPE pour Bakhita
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Choix Goncourt de l’Orient pour Bakhita
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Choix Goncourt de la Serbie pour Bakhita
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Prix des lecteurs des écrivains du sud pour Bakhita
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Finaliste Prix Goncourt pour Bakhita
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Finaliste Prix Goncourt des lycéens pour Bakhita
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Finaliste Prix Femina pour Bakhita
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Finaliste Prix Landerneau des lecteurs pour Bakhita
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Finaliste grand prix du roman métis et Prix du roman métis des lycéens pour Bakhita
Résumé
Il s’agit du destin de trois sœurs nées dans une famille catholique modeste dans le midi de la France.
Il y a d'abord Sabine, l'aînée qui rêve de se réaliser dans sa vie d'artiste à Paris.
Puis, il y a Hélène qui voit souvent son oncle et sa tante qui habitent à Neuilly.
Et pour terminer, Mariette, la petite dernière qui sera confrontée à la dureté du monde.
Présentée comme une saga familiale, l'auteure nous entraîne de l’après Mai 68 à la grande nuit du 10 Mai 1981, avec l'élection de François Miterrand.
Que dire ?
J’ai vécu dans cette société française en pleine mutation. Mais dans ce livre, je ne l’ai pas reconnue.
Ce roman fait 600 pages. Il était donc possible de faire rentrer le lecteur dans l’histoire en l'exposant sous un autre angle.
Cela aurait permis de réaliser ce que fut cette période d’une grande richesse et d’une grande liberté.
Tout d'abord pour comparer les époques, il aurait fallu débuter par le Général de Gaulle aimé ou détesté selon les cas même s'il fut celui qui participa à la libération de la France pendant la dernière guerre.
Cela aurait aidé les lecteurs à comprendre les raisons de la révolution de mai 1968 et les bouleversements qui ont modifié les bases de la société française dans tous les domaines.
Et puis, il aurait fallu évoquer tous les Présidents qui ont succédé au Général de Gaulle et dont les passages ont chaque fois laissé des traces dans notre beau pays.
Peut-être aurait-il fallu situer le rôle de la télévision qui servit de tremplin à de nombreuses vedettes ?
Grâce à elle, la culture pénétrait dans les milieux modestes.
Les femmes utilisaient ce moyen de communication pour s’inspirer des idées que ce petit écran véhiculait.
Elles apprenaient ainsi à s’affranchir de la tutelle familiale, matrimoniale et même professionnelle.
En effet, il était encore possible de trouver du travail et donc de changer d’employeur.
En 1974, Valéry Giscard d’Estaing nommera Simone Veil, ministre de la Santé. Elle sera chargée de faire adopter la loi dépénalisant le recours à l’interruption volontaire de grossesse.
À partir de là, les femmes accéderont à une liberté sexuelle qui modifiera les rapports entre les deux sexes.
Des écrivaines célèbres les inspireront pour poursuivre une évolution qui les amènera à notamment apprendre à conduire une voiture.
Beaucoup de Françaises assumeront des responsabilités pour lesquelles elles n’avaient pas été jusqu’à présent préparées.
Bien sûr, on parlait du Larzac. Mais tout le monde ne vivait pas l’écologie de la manière à cette époque. Elle ne se comparait pas aux enjeux de notre XXIe siècle.
Peut-être est-ce pour cela que je n’ai pas adhéré aux descriptions de cette partie du récit. Et ce même si certains discours étaient réalistes.
Il suffit de lire le livre de Romain Garry « les racines du ciel » pour comprendre que ces questions existaient déjà en 1956. Elles étaient seulement moins dramatiques que maintenant !
Etc., et, etc.
Pour tout dire, je me suis ennuyée même si les faits sont correctement narrés. Et puis, que ces personnages semblent tristes !
Trois solutions se présentent donc à moi :
– relire ce livre et tenter de l’analyser avec plus de bienveillance
– attendre que les lecteurs m’apportent des arguments suffisamment positifs pour changer d’avis
– lire un autre ouvrage de Véronique OLMI pour oublier celui-ci.
Nous ne revenons pas tous du même voyage avec les mêmes impressions.
Cet avis n’engage que moi.
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